vendredi 18 mars 2016

Def

Histoire : 

Génocide : extermination programmée et systématique d’un peuple
Armistice : arrêt des combats sans mettre fin à l’état de guerre
Diktat : imposé et humiliant
Guerre totale : guerre qui mobilise l’ensemble d’une société
Propagande : action exercée sur l’opinion publique afin de lui faire accepter certaines idées, l’influencer
Censure : intervention visant à contrôler ou interdire la diffusion d’une information
NSDAP : parti national socialiste des travailleurs allemands ou parti nazi
KPD : parti communiste allemand
Dékoulagisation : tuer tous les koulaks dans les camps goulags -camps d'extermination- 
SA : sections d’assaut
SS : échelon de protection du führer
Pogrom : action violente préméditée contre une communauté ethnique ou religieuse
Prolétariat : classe de ceux qui ne disposent que de leur force de travail pour vivre, les opprimés
L’Internationale : association regroupant les partis socialistes et les partis communistes.
Président du conseil : le chef du gouvernement sous la IIIème République
SFIO : Section française de l’Internationale ouvrière, nom du parti
socialiste en France.
Union sacrée : union patriotique de toutes les forces politiques françaises face à l’ennemi allemand de 1914 à 1917
Accords Matignon : accords entre syndicats ouvriers et patrons signés à la résidence du chef du gouvernement.
Antiparlementaire : opposés aux pouvoirs jugés excessifs du Parlement.
Front populaire : rassemblement des partis de gauche après 1934 ; puis gouvernement qui dirige la rance de 1936 à 1938.
Ligue : organisation d’extrême droite aspirant à un pouvoir autoritaire.
instabilité ministérielle : changement fréquent de gouvernem

Géographie :

Taux d’urbanisation : pourcentage de citadins par rapport à l’ensemble de la pop
finisterre : c’est le bout du continent eurasiatique
Isthme : Bande de terre étroite entre deux mers
Milieu : Cadre de vie d'une société, comprenant l'aménagement des humains et les aménagements naturels 
Héliotropisme : Départ des habitants d'un pays ou d'une région vers une région plus ensoleillée
Risque : Danger potentiel qui menace un groupe d'humains
Accroissement naturel : Différence entre le nombre de décès et le nombre de naissance dans une région 
Région : Territoire intermédiaire entre l'échelle locale et l'échelle nationale. Dirigé par le conseil régional depuis 1982
Métropolisation : Concentration des activités et des Hommes dans les grandes villes
Vulnérabilité : Fragilité d'une société face à un risque
Aire urbaine : Ville centre + banlieue + couronne périurbaine 

Education civique :

Syndicat : organisme de défense des intérêts des travailleurs ou des employeurs

La République de l’entre-deux guerres : victorieuse et fragilisée

La période de l’entre deux guerres est une période mouvementée tant du point de vue politique qu’économique et social. Après 1917 les affrontements politiques se multiplient entre Bloc national et Cartel des gauches. Dans les années 30 la crise économique se mue en crise politique, crises auxquelles le Front Populaire tente de répondre.
A quelles difficultés la IIIème République est-elle confrontée dans l’entre-deux guerres ?
I/LA France AU LENDEMAIN DE LA GUERRE
A)Le retour à la paix et ses difficultés
-En novembre 1917, l’enlisement de la guerre provoque des grèves et des mutineries et entraîne la fin de l’Union sacrée : Clemenceau arrive au pouvoir. C’est départ des socialistes et le retour de l’opposition gauche-droite.
-A la signature de l’armistice (11 novembre 1918), la France est victorieuse mais elle est affaiblit (traumatisée par la guerre) et connaît une forte agitation (grèves liées aux difficultés d’après guerre).
B)Les affrontements politiques
-En novembre 1919, dans un contexte de peur révolutionnaire du bolchevisme, c’est la victoire du Bloc national (droite et centre) aux élections législatives, face à la Gauche.
- La Révolution Russe divise les socialistes. La SFIO se divise au Congrès de Tours 1920, entre socialistes(SFIO) et communistes (SFIC).
Définitions :
L’Internationale : association regroupant les partis socialistes et les partis communistes.
Président du conseil : le chef du gouvernement sous la IIIème République
SFIO : Section française de l’Internationale ouvrière, nom du parti
socialiste en France.
Union sacrée : union patriotique de toutes les forces politiques françaises face à l’ennemi allemand de 1914 à 1917.
II/LA France DES ANNEES 1930
A) La République en crise
-Le pays est frappé par une crise économique et sociale (augmentation du chômage).
-Les Ligues antiparlementaristes contestent violemment le fonctionnement de la République (manifestations du 6 février 1934).
-Les partis de Gauche s’unissent alors dans un Front populaire pour défendre le régime Républicain et sortir le pays de la crise économique.
B) Le Front populaire
Sa victoire aux élections législatives de 1936 est suivie d’un vaste mouvement de grèves de soutien.
Le gouvernement Blum obtient les Accords de Matignon et fait voter les lois des 40 heures et des 15 jours de congés payés. L’échec économique renforce les attaques de la droite et de l’extrème droite contre le Front populaire.
Définitions :
Accords Matignon : accords entre syndicats ouvriers et patrons signés à la résidence du chef du gouvernement.
Antiparlementaire : opposés aux pouvoirs jugés excessifs du Parlement.
Front populaire : rassemblement des partis de gauche après 1934 ; puis gouvernement qui dirige la rance de 1936 à 1938.
Ligue : organisation d’extrême droite aspirant à un pouvoir autoritaire.
instabilité ministérielle : changement fréquent de gouvernement

Malgré une existence très courte (1936/38) le Front populaire a marqué la France par ses lois sociales qui ont donné à la République une dimension sociale et à la vie une « embellie ».

Cet échec du Front populaire est dû aussi aux tensions internes, les communistes se retirent à cause du refus d’intervenir dans la guerre d’Espagne. La France est affaiblie. Elle est en proie aux divisions, au doute et vit dans la hantise d’une nouvelle guerre.

mercredi 13 janvier 2016

Les chemins de la puissance: les Etats-Unis et le monde

« Le devoir des grands États est de servir et non de dominer le monde » déclare Truman dans son discours du 16 avril 1945 devant le congrès. En effet, au sortir de la guerre les Etats-Unis apparaissent comme la puissance hégémonique du monde avec les devoirs que cela sous entend Puis, peu à peu, ils apparaissent comme le leader d’un des deux blocs de la guerre froide. Dès lors, les alliances se multiplient avec les pays européennes puis les pays asiatiques et africains.
De nos jours, les États-Unis interviennent toujours à l’échelle mondiale aussi bien au niveau politique et militaire qu’au niveau économique, diplomatique et culturel. Le mode d’expansion est aussi bien le softpower que le hard power. Les États-Unis sont donc une superpuissance avec un leadership mondial en dépit de la concurrence accrue. .
Comment les États-Unis ont transformé et modelé la notion de puissance depuis 1945 en alternant interventionnisme de type wilsonien et unilatéralisme ?
I) L’hyperpuissance des Etats-Unis au sortir de la Seconde guerre mondiale
1) La Seconde Guerre Mondiale,
Après leur entrée en guerre, les États-Unis sont la principale puissance engagée sur les deux fronts principaux du conflit.
Les EUA sortent du conflit en position de superpuissance militaire et stratégique. Avec l’effondrement de l’Europe et du Japon, ils sont la seule puissance réellement mondiale par sa position dominante dans l’Atlantique Nord comme dans le Pacifique. Le monopole de l’arme atomique leur donne une suprématie technologique et militaire indiscutable.
La puissance des États-Unis en 1945 est aussi économique. L’effort de guerre a dynamisé la production intérieure : PNB 1929 x 2 et effacé la période de dépression des années 30 ; la production industrielle représente 50 % de la production mondiale ; les E.-U. ont été les banquiers de leurs alliés et le Victory program a permis de faire tourner les usines à plein régime éliminant définitivement le chômage.
En 1945, face à l’Europe et à l’Extrême-Orient dévastés, les E-U. disposent d’un territoire intact et d’un potentiel économique accru par l’avance technologique.
Enfin, la puissance diplomatique des États-Unis s’est affirmée pendant le conflit grâce à leurs participation à toutes les conférences (par exemple à Yalta du 4 au 11 février 1945) pour négocier l’avenir de l’Europe et la création de l’ONU. Dans cette organisation, les EUA occupant un des 5 sièges du conseil de sécurité , cela leur permet d’atteindre le rang politique équivalent à leur puissance économique.
Tout comme son allié soviétique, les États-Unis deviennent donc, par la Seconde Guerre mondiale, une superpuissance rayonnant sur le Nouvel Ordre mondial de 1945.
2) Les nouveaux leaders économiques et culturels
Dès les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés mettent en place les bases de reconstruction d’un nouvel ordre mondial. La refondation du système économique mondial est un enjeu essentiel. Comme la guerre a permis aux États-Unis d’accroître leur puissance économique (ils possèdent alors les deux tiers du stock d’or mondial), ils vont mettre en place un système économique clairement à leur avantage :
-la conférence de Bretton Woods de juillet 1944 fait du dollar la seule monnaie convertible en or.
Cette puissance est renforcée par la mise en place d’institutions internationales qu’ils dominent : le Fonds Monétaire International (doit permettre la régulation du système monétaire mondial), et la BIRD, (future Banque mondiale qui doit financer les projets de reconstruction d’un monde meurtri) ont toutes les deux leur siège à Washington, ce qui montre bien la main mise des États-Unis sur ces institutions stratégiques.
Enfin, les accords du GATT, initiés par les EU et signés par 23 pays en octobre 1947 imposent la philosophie du libre-échange à l’ensemble du monde occidental, ce qui profite aux EU, la puissance commerciale dominante !
La puissance américaine repose également sur le Soft Power. Le modèle culturel américain s’impose par sa capacité de séduction, d’attraction. C’est l’American Dream, les Etats-Unis sont un pays porteur de rêve, d’espérance et les limites réelles du modèle n’y changent rien. Leur culture populaire est devenue une culture monde connue et reconnue par le cinéma hollywoodien et la télévision dès les années 1960, diffusant un modèle de vie fantasmé : c’est l’American way of life porteur du rêve américain.
3) la doctrine Truman, le Hard Power en action
Afin d’empêcher le communisme de se répandre le Président des États-Unis énonce, dans son discours au Congrès du 12 mars 1947, la doctrine Truman s’appuyant sur l’idée du containment. (Endiguement) Il s’agit ici d’endiguer le communisme
Les États-Unis s’affirment à travers celle-ci comme un modèle politique, celui de la démocratie libérale, dont l’objectif est le triomphe des valeurs dont ils se veulent porteurs : démocratie, liberté, capitalisme. L’affirmation de la puissance se fait ainsi au nom d’un certain idéal qu’il faut défendre face à la menace de l’adversaire. (=Idéalisme.)
Afin de concrétiser la doctrine Truman est mis en place le plan Marshall (5 juin 1947) d’aide à la reconstruction de l’Europe. Celui-ci constitue bien une arme économique et politique, car la reconstruction de l’Europe doit permettre d’intégrer celle-ci dans la sphère d’influence états-unienne tout en favorisant la libéralisation des échanges favorable à l’économie des EU.
Deuxième forme d’application de la doctrine Truman = l’alliance militaire. en 1949, constitution de l’OTAN. Les pays d’Europe de l’Ouest et le Canada se réunissent derrière la puissance militaire des EU + protection contre URSS avec bombe atomique.
Puissances économique (Plan Marshall) et politico-militaire (OTAN) les EU possèdent alors les deux aspects essentiels de ce que l’on appelle le Hard power. (Notions de Hard et Soft Power = définies par le politologue américain Joseph Nye ds un de ces ouvrages en 1990)
II) La guerre froide : les Etats-Unis, leader du monde libre.
1) Une puissance interventionniste
Lors de sa prise de fonction en janvier 1953, Eisenhower est disposé à poursuivre la doctrine Truman. Selon le nouveau Président, il faut non seulement endiguer le communisme, mais aussi le refouler. D’où la mise en place de la politique du « Roll Back ».
Cette nouvelle politique est possible car les EUA s’allient militairement avec les pays qui se sentent menacés. (Ex. le Japon 1951, La Chine Nationaliste 1951, La Corée du Sud 1953, le Vietnam du Sud 1954) et de nombreuses bases militaires sont disséminées de par le monde.Cette nouvelle politique confirme la conséquence déjà présente dans la politique d’endiguement, freiner ou refouler le communisme peut parfois mener à l’affrontement guerrier…
Même si pas d’affrontement direct avec l’autre superpuissance, la superpuissance étasunienne s’engage militairement à deux reprises en Asie :
-Guerre de Corée (1950-1953)
-Guerre du Vietnam (1962-1975)
Cet engagement se révèle être un piège et va considérablement participer d’une certaine érosion de la puissance à partir du milieu des années 60.
2) 1965-1980 : un leadership remis en cause
L’image des États-Unis est fortement dégradée par la connaissance des exactions commises au Vietnam (photographie de Nick Ut), mais aussi par l’importance des problèmes intérieurs : dénonciation de la guerre par la jeunesse états-unienne qui s’incarne dans une contre-culture (mouvements beatnik et hippie), émeutes des ghettos noirs 1965- 1968 (Watts, Newark, Detroit,..), assassinat de Martin Luther King le 4 avril 1968,… Avec la défaite du Vietnam en 1973-1975 et le scandale du Watergate qui pousse à la démission le président Nixon en 1974, la crise morale menace un peu plus les États-Unis qui doutent d’eux-mêmes. D’autant que la guerre coûte extrêmement cher et les États-Unis connaissent une certaine érosion de leur domination économique au moment où s’affirment de « nouveaux » concurrents, Japon et CEE, ce qui les amène le 15 août 1971 à suspendre la convertibilité du dollar en or et de fait à mettre fin au système de Bretton Woods.
Les dirigeants états-uniens entendent alors réaffirmer leur position planétaire, mais la realpolitik incarnée par Kissinger et Nixon brouille plus encore l’image de leader du monde libre que les États-Unis avaient construit : le soutien systématique aux dictatures sud américaines semble par exemple en contradiction totale avec le statut d’étendard de la liberté que brandissent les États-Unis.
L’élection de Jimmy Carter en 1976 dessine une inflexion diplomatique en rupture avec celle de l’administration précédente, c’est la politique dite des « bons sentiments », il met en avant les droits de l’Homme et prend ses distances avec les dictatures autrefois soutenues.
Cependant les échecs marquent la fin du mandat de Carter : révolution islamique puis prise d’otages à l’ambassade américaine en Iran. Cela coûte à Carter sa réélection.
3) America is back ! L’Amérique de Reagan ou la superpuissance victorieuse
Avec l’arrivée de Reagan à la tête du pays, on assiste à un « sursaut » des États-Unis.Derrière son slogan de campagne, America is back, il entend affirmer avec force la supériorité des États-Unis et dénonce l’idée d’un déclin inévitable. Il décide de relancer l’effort militaire du pays avec l’Initiative de Défense Stratégique ou Star Wars, le budget militaire augmente alors très fortement (de moins de 5 % du PIB en 1977 à 6,5 % en 1987).
Il impose ainsi une course aux armements que l’URSS ne peut suivre. Reagan réaffirme ce qu’il considère être la supériorité morale des États-Unis sur l’URSS, qu’il qualifie « d’empire du Mal », une vision fortement imprégnée de religiosité et inspirée par le renouveau évangéliste que connaissent les États-Unis. Avec l’arrivée de Gorbatchev au Kremlin et l’épuisement de l’URSS, les deux Grands entament des pourparlers sur le désarmement (accords de Washington en 1987), puis se rapprochent progressivement. Au sommet de Malte en décembre 1989, G. Bush, (le vice président de Reagan qui l’a remplacé depuis 1988) proclame la fin de la guerre froide… Deux ans plus tard, l’URSS disparaît laissant aux EU la place unique de superpuissance…victorieuse.
III) De l’hyperpuissance solitaire à la montée d’un monde multipolaire.
1)Une domination politique et économique sans partage (1991-2001)
Les années 1990 représentent l’apogée de la puissance des États-Unisau cours de laquelle ils tentent d’instaurer un « nouvel ordre mondial » après la guerre froide. Sans adversaire susceptible de s’opposer à eux, ils s’efforcent alors de promouvoir un système fondé sur la coopération et l’acceptation par tous les pays de règles communes dont le respect est confié à l’ONU. Tout en se posant en modèle, les États-Unis semblent mettre leurs moyens au service de cet ordre international, au point d’être qualifiés de « gendarmes du monde » ; les expressions telles que « hyperpuissance » (Hubert Védrine) ou « puissance globale » (Z. Brzezinski) ont tenté de rendre compte du rôle dominant joué par les E.-U. dans le monde de l’après-Guerre froide.
Tempête du désert, la 1ère Guerre du Golfe
En février 1991, les EUA interviennent au Koweït sous mandat Onusien aidé d’une coalition de 29 pays pour déloger l’armée irakienne de Saddam Hussein.
Les bombardements intensifs et l’offensive dans le désert font capituler l’armée irakienne. A la fin de cette guerre, George Bush annonce un nouvel ordre mondial qui a vu triompher la coalition et l’Amérique sous l’égide de l’ONU. (autre exemple restore Hope en Somalie en 1992)
Avec l’arrivée au pouvoir de Bill Clinton, la politique étrangère connaît une inflexion dans le cadre del’enlargement, une politique de promotion de la paix, et de l’économie de marché, à travers le monde qui se manifeste par de nouvelles interventions militaires (rôle décisif dans le conflit yougoslave : Dayton 1995, Kosovo 1999). Néanmoins les États-Unis sous Clinton demeurent méfiants vis à vis des instances internationales et des risques que celles-ci pourraient faire peser sur leur souveraineté nationale (refus de reconnaître la Cour pénale internationale en 1998).
Le deuxième pilier de la domination états-unienne est la puissance de son économie.
Les États-Unis, selon le principe wilsonien, considèrent que l’ouverture accrue des marchés est un élément essentiel de stabilisation planétaire et de renforcement de leur domination. L’ALENA entre ainsi en vigueur en 1994 sous l’initiative américaine
Ils favorisent donc le processus de mondialisation qui par bien des aspects prend la forme d’une « américanisation » du monde. Le soft power apparaît comme un élément essentiel d’imposition de la puissance par la capacité de séduction d’un modèle triomphant.
Entre 1993 et 1995, les États-Unis jouent par exemple un rôle moteur dans la création de l’Organisation Mondiale du Commerce, dans laquelle ils voient dans l’OMC une possibilité de pacifier le monde, à leur bénéfice, grâce à l’ouverture économique et l’intégration des États dans une institution commune. Cela explique pour partie les efforts de Clinton pour faire entrer la Chine dans l’OMC (déc. 2001)
2) L’unilatéralisme et ses échecs (2001-2008)
Le 11 septembre 2001 conduit l’administration de G.W. Bush à redéfinir ses priorités.
La guerre contre le terrorisme et « l’Axe du Mal » et les États voyous (rogue states) devient l’objectif premier d’une puissance qui considère comme légitime d’intervenir massivement pour défendre ses intérêts (.Afghanistan).
Mais Bush va imprimer une coloration fortement unilatéraliste à sa politique étrangère, considérant que les États-Unis ont le droit de se passer de l’avis de la communauté internationale (Irak mars 2003et de porter la guerre contre des menaces encore potentielles
: théorie de la guerre préventive. Il ajoute à cela un profond idéalisme puisque ces conflits sont justifiés par l’idéal démocratique américain. Il s’agit d’amener la liberté et la démocratie au Moyen-Orient.
Si les invasions de l’Irak comme celle, auparavant, de l’Afghanistan s’avèrent relativement aisées, elles ne permettent pas de réellement pacifier ces pays. De plus ces interventions massives, pour l’Irak sans le consentement de la communauté internationale, nourrissent de forts courants anti-interventionnistes aux États-Unis comme dans le monde et viennent ternir l’image d’un pays qui semblent s’asseoir sur ses idéaux (Guantánamo). Ces impasses de la politique étrangère nourrissent un profond anti-américanisme dans le monde.
Fortement engagés dans la mondialisation libérale qu’ils ont diffusée dans le monde entier, les États-Unis s’en retrouvent en partie fragilisés. Leur déficit commercial se creuse en grande partie car les entreprises états-uniennes ont massivement délocalisé et le pays est aujourd’hui largement débiteur notamment face à la Chine.
De plus, La crise financière puis économique « révélée » en 2008 par la faillite de Lehmann Brothers a profondément altéré l’économie du pays et montré les dysfonctionnements d’une économie financiarisée.
3) les États-Unis d’Obama, une puissance menacée ?
Élu en 2008 et réélu en 2012, le Président démocrate Barack Obama se retrouve face à de multiples défis pour maintenir la puissance des États-Unis :
- l’émergence de puissances, telles les BRICS, qui acquièrent un poids croissant et qui viennent concurrencer les États-Unis dans de nombreux secteurs ;
-L’endettement du pays est devenu vertigineux. (Fiscal Cliff). Les États-Unis, notamment pour financer leur politique militaire, se sont considérablement endettés (en 2012, la dette dépasse le PIB)
-Le chômage reste élevé malgré le démarrage récent de l’économie. L’administration Obama semble vouloir réindustrialiser le pays pour redonner des emplois aux citoyens américains…
Mais attention, malgré ces indicateurs la puissance reste indépassable encore aujourd’hui. Le
PIB étasunien demeure de loin le premier du monde, une fois et demi supérieur à celui de la
Chine. Les États-Unis orientent massivement leurs investissements vers les industries et services de haute-technologie qui représentent aujourd’hui près de 40 % de leur PIB. C’est particulièrement flagrant dans le domaine de l’économie numérique. Phénomène mondial, né aux États-Unis, l’Internet est totalement dominé par un oligopole d’une douzaine d’entreprises états-uniennesDe plus, les États-Unis investissent massivement dans la recherche-développement, persuadés que s’y trouve la clé du maintien de leur domination économique.
Obama est un pragmatique, il entend permettre aux États-Unis de restaurer leur image dans le monde, pour cela le multilatéralisme et la coopération internationale sont les instruments essentiels de sa politique étrangère. (cf. tentative de dialogue avec l’Iran, volonté de renouer avec les populations arabes -discours du Caire Juin 2009, soutien des révolutions arabes en 2011) Cependant Obama n’entend bien sûr pas se priver du levier militaireet la lutte contre
Al-Qaida montre à la fois une forme de continuité, mais également de rupture, par rapport à son prédécesseur. En effet, l’administration Obama a fait le choix de privilégier les opérations secrètes, menées notamment par les Forces spéciales (mort de Ben Laden le 2 mai 2011) plutôt que la guerre « classique » beaucoup plus démonstrative, coûteuse en hommes et….politiquement peu efficace.
Ainsi, il a évacué les derniers soldats en Irak mais poursuit la présence en Afghanistan même si le départ des troupes devrait se poursuivre. Mais ne pas exagérer la rupture avec l’administration Bush, les États-Unis sont toujours en guerre et il n’est pas question de réduire le budget militaire. De plus la promesse de fermeture de Guantánamotoujours pas réalisée.
Conclusion générale
Pôle majeur de l’espace mondial, les États-Unis ont construit leur domination sur la puissance et le dynamisme de leur économie, mais également sur la conviction qu’ils ont, par essence, un rôle prééminent à jouer dans le monde, la « destinée manifeste ».
Les guerres mondiales dans la première moitié du XXe siècle les ont amenés à développer par étapes un modèle de puissance multiforme qui, dans le cadre de la Guerre froide, assume son leadership sur une grande partie de la planète. Avec la disparition de leur adversaire soviétique les États-Unis se trouvent confrontés à un nouveau défi, celui de construire autour d’eux un nouvel ordre mondial pacifié.
Puissance globale, les États-Unis ne parviennent cependant pas à réguler seuls la marche du monde, même s’ils assument leurs responsabilités. Ils suscitent des formes de séduction et d’attraction inégalées, mais aussi d’opposition voire de rejet virulent. Aujourd’hui, malgré les difficultés rencontrées et la concurrence nouvelle de certains pays, la puissance états-unienne demeure une réalité.
La nation est une communauté d’hommes et de femmes qui partagent une même culture et affirment leur volonté de vivre ensemble. Elle est différente de l’État qui est un territoire délimité par des frontières, sur lequel s’exerce un pouvoir politique souverain et où des règles communes organisent la vie en société. La citoyenneté, avec ses droits et devoirs associés, est intimement liée à la nationalité. Mais toute personne résidant en France a des droits et devoirs. Quels droits et devoirs sont attachés à la nationalité française, européenne et à la présence sur le territoire national?
I –Nationalité, citoyenneté française et citoyenneté européenne
A –Les conditions d’obtention de la nationalité française
Aujourd’hui on acquiert automatiquement la nationalité française par: -le droit du sang si l’un des deux ou les deux parents sont français. -le droit du sol si l’enfant est né en France de parents étrangers. Il obtient alors de plein droit la nationalité française entre13 et 18 ans. Mais l’acquisition peut aussi être obtenue par demande de naturalisation pour un étranger résidant en France depuis au moins 5 ans ou depuis 2 ans au moins et qu’il peut rendre des services à la France (ex: études supérieures) et par déclaration ou mariage si l’étranger est uni à un conjoint français depuis au moins deux ans. Les critères donnant droit à la nationalité française sont de plus en plus exigeants: temps de résidence minimum, bonne connaissance de la langue, bonnes mœurs.
B –Les droits attachés àla nationalité française
En France, la nationalité est intimement liée à la citoyenneté(fait d’appartenir à une communauté politique à laquelle on a le droit de participer). Tout citoyen français obtient à sa majorité le droit de vote quels que soient son sexe, son statut social, son origine, sa religion ou ses opinions politiques. Il peut donc choisir, lors des élections, des représentants qui exerceront à sa place la souveraineté politique. Mais le citoyen français est aussi éligible, il peut se présenter lui même comme candidat aux élections. Malgré tout, depuis 1992, une entorse est faite au lien nationalité-citoyenneté puisque les étrangers membres de l’Union Européenne peuvent voter aux élections municipales. Par ailleurs, un vif débat a lieu actuellement concernant le droit de vote de tous les étrangers aux élections municipales françaises.
C –La citoyenneté européenne
Le traité de Maastricht (1992) instituant l’U.E a donné à tous les citoyens des États de l’UE le droit de devenir citoyens européens. Ils peuvent circuler et s’installer librement dans l’UE, sans contrôle aux frontières depuis 1997 (espace Schengen). Ils peuvent élire les députés du parlement européen, participer aux élections locales et européennes d’un pays même si ce n’est pas le leur et à l’étranger ils sont protégés par les différents diplomates des pays membres. Enfin, ils ont un droit de pétition devant le Parlement européen.
II –Les droits civils, économiques et sociaux de tous les résidants en France
A –Droit du travail et liberté syndicale
La loi garantit aux personnes qui vivent en France, nationaux et étrangers, des droits à la fois civils, économiques et sociaux. En matière de travail, dès lors qu’une personne (le salarié) s’engage à travailler, moyennant rémunération, pour le compte et sous les ordres et le contrôle d’une autre personne (l’employeur) dans une entreprise privée, un contrat de travail (acte qui lie juridiquement un employeur et un employé) doit être établi. Son exécution entraîne un certain nombre d’obligations, tant pour le salarié que pour l’employeur. Pour le salarié, c’est l’assurance que ses droits seront respectés, notamment en matière de rémunération et de temps de travail.
La liberté syndicale
En France, toute personne peut défendre ses droits dans le cadre professionnel par l’action syndicale ou l’adhésion à un syndicat (organisme de défense des intérêts des travailleurs ou des employeurs). La liberté syndicale date de la loi Waldeck-Rousseau de 1884 et la discrimination pour activité syndicale est punie par la loi.
B –Droit àla santéet au logement
Toute personne vivant en France, y compris un étranger légalement installé, a droit àla protection de sa santé. La branche maladie de la sécurité sociale prend ainsi en charge une partie de nos dépenses de santé. Aussi a été mis en place en 2000 la couverture maladie universelle ou CMU qui permet l’accès au soin, et leur remboursement à toute personne résidant en France et qui n’est pas déjà couverte par un autre régime obligatoire d’assurance maladie.
Le droit au logement opposable
En 2005, le droit au logement opposable a été institué en France afin de garantir à chacun un droit au logement effectif. Il permet aux familles les plus démunies de saisir une commission pour se faire reloger par l’État et, en cas de décision favorable non suivie de l’attribution d’un logement, de déposer un recours devant le tribunal administratif. Mais la loi a du mal à être respectée dans les régions qui manquent grandement de logements (Ile de France, PACA, Rhône Alpes, Nord Pas de Calais).
C –Des devoirs pour tous
Toute personne habitant en France doit respecter la loi, payer ses impôts et cotisations sociales. Le citoyen français doit aussi assumer son rôle de juré en cours d’assise s’il est tiré au sort et voter même si la loi ne l’y oblige pas. Bref, tous doivent faire preuve de civisme c’est à dire remplir ses devoirs à l’égard de l’État et des autres citoyens au nom de la solidarité. Mais il doit aussi faire preuve de civilité:vivre en citoyen autour des valeurs de respect, de reconnaissance mutuelle et tolérante des individus entre eux.

Les symboles de la République

1792 : Composition de la marseillaise par Rouget de Lisle comme «chant de guerre pour l’armée du Rhin».  Elle avait pour objectif de renforcer l’ardeur des combattants pour la liberté alors que la patrie était menacée par les monarchies européennes. Symbolisant un idéal de liberté, le chant est bientôt adopté par les fédérés marseillais qui en montant à Paris vont le populariser et l’imposer comme chant patriotique et révolutionnaire.

1792 : Naissance de la République

1794Le drapeau tricolore apparaît. Il reprend les couleurs du roi (blanc) et de la ville de Paris (bleu et rouge) par souci de ralliement entre le roi et les révolutionnaires. C’est la III è République (1870-1940) qui l’a adopté définitivement comme symbole de l’unité nationale. Enfin, les mots Liberté, Égalité et Fraternité constituent la devise de la République. Elle s’impose sous la III è république et exprime le respect des droits de l’homme.

1879 : La marseillaise devient l'hymne nationale 

Décembre 1905 : Séparation entre l'Etat et l'Eglise 

Depuis 1958 : La France vit sous la V è République. Notre régime politique est associé à des valeurs, des principes et des symboles qui sont à la base de son fonctionnement.

Qu’est ce qu’une République :

  • La république est un régime politique dans lequel le pouvoir n’appartient pas à un seul, où les fonctions publiques ne sont pas héréditaires et procèdent de l’élection. Il s’agit du gouvernement dans l’intérêt de tous indépendamment de la forme du gouvernement, ainsi le terme est à distinguer de démocratie (système de gouvernement dans lequel le pouvoir politique appartient à l’ensemble des citoyens) car une République n’est pas forcément démocratique et une démocratie n’est pas forcément une république (monarchie démocratique en Espagne, au Royaume-Uni..).
  • Notre république repose sur des valeurs qui servent de références, considérées comme représentant le bien et le vrai. Ces valeurs sont celles des droits de l’Homme (droits civils, politiques et sociaux dont doivent bénéficier tous les êtres humains, sans distinction de race, de sexe, de religion ou de nationalité): la liberté, l’égalité, la fraternité, la justice, le rejet de l’esclavage et de la haine en sont quelques exemples.
  • Notre république est indivisible: son territoire est unifié et le droit s’applique partout de la même manière, l’unité territoriale et politique (un seul gouvernement) est garantie. Enfin, sa langue officielle unique est le français même si les langues régionales sont protégées par la constitution. 
  • Depuis, si l’état garantit la liberté de conscience, il ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte. Dans les écoles publiques, afin d’éviter les discriminations et le prosélytisme, le port de signes religieux ostentatoires est interdit. La république est laïque 
  • Notre république est démocratique: le pouvoir appartient aux citoyens par le vote, le suffrage est universel et secret. Plusieurs partis aux idées différentes occupent la scène politique (pluralisme politique) et les citoyens peuvent choisir librement leur candidat. La règle de la majorité s’applique, ainsi celui qui l’a obtenue aux élections gouverne. Mais l’opposition est respectée et les groupes minoritaires ont leur place dans la vie politique. Les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires sont séparés afin d’éviter la dictature. Enfin, les citoyens peuvent par le vote changer de dirigeants, ils peuvent contester des décisions en manifestant et ont un devoir de soulèvement face à l’oppression et la dictature. Notre république est aussi sociale car sa préoccupation fondamentale est l’égalité entre tous les citoyens. Elle garantit ainsi notre droit à l’éducation, au travail, au logement ou encore à la santé.
  • Notre république, dans le préambule de sa constitution, proclame que la femme a des droits égaux à ceux des hommes. Depuis 70 ans, de nombreuses lois tentent peu à peu de faire que ce vœu devienne une réalité dans les faits. Ainsi, après la loi sur la parité en politique de 2000, une loi de janvier 2011 tente d’instaurer une représentation équilibrée entre hommes et femmes au sein des conseils d’administration d’entreprise. En 2005, avec la charte sur l’environnement, les principes de sauvegarde de l’environnement ont été intégrés à la constitution française.
  • Une allégorie représente la République sous les traits d’une femme. Coiffée du bonnet phrygien (porté à l’origine par les esclaves affranchis de l’ancienne Rome), elle est dénommée Marianne dès 1792. La République a aussi son temple: le Panthéon, construit à la fin du XVIII è siècle, où reposent certains grands personnages de l’histoire de France afin de les honorer. Enfin, la République commémore tous les 14 juillet la prise de la Bastille, la date est devenue le jour de la fête nationale française.

La région, territoire de vie, territoire aménagé.

Introduction.
C’est la plus récente des collectivités territoriales. Son identité est encore fragile. Elle est cependant l’échelle privilégiée choisie pour prendre en charge l’aménagement du territoire (cf. cours sur ce sujet).
I. La région, une réalité territoriale.
A. La région, un territoire de proximité.
La France comporte 22 régions métropolitaines et 5 régions ultramarines de superficie très variable (Guyane 86000 km / Alsace 8300 km2) et très inégalement peuplée (Ile de France près de 12 M d’habitants, Bourgogne 1,7 million sur un territoire grand comme la Belgique)
Elles gravitent en général autour d’une seule métropole régionale (Bourgogne : Dijon), parfois plusieurs, qui se partagent alors l’espace régional (Haute Normandie : Le Havre et Rouen, Rhône-Alpes : Lyon et Grenoble, Lorraine : Nancy et Metz).

B. La région : Une création récente.
Crées en 1955 par l’État comme un cadre intermédiaire pour faciliter les politiques d’aménagement du territoire.
Devenues collectivités territoriales par les lois de décentralisation de 1982. Pouvoirs accrus (loi de 2003).
Elles sont dirigées par un Conseil Régional élu au suffrage universel qui désigne le président du Conseil régional. Elles disposent de budgets qui leurs confèrent une certaine autonomie financière.
Elles exercent des compétences qui touchent les citoyens dans leur vie quotidienne (transport, développement économique, aménagement du territoire, éducation, formation professionnelle, culture).

C. Des territoires de proximités en débat :
L’identité régionale est une réalité qui s’affirme. Depuis trois décennies, la région a gagné en popularité et les citoyens s’identifient de plus en plus à cette circonscription administrative.
Les limites et les configurations des régions actuelles sont parfois contestées :
o Des mouvements régionalistes (en Savoie, au Pays basque) voudraient faire coïncider les régions avec d’anciennes provinces historiques.
o Certains envisagent des fusions de plusieurs régions (Bourgogne et Franche-Comté…).
o La disparition de certaines régions a même été envisagée (Pays de Loire, Centre…), au nom de l’efficacité économique et pour leur donner « une taille européenne ».
o Les régions n’ont encore que des pouvoirs réduits, des ressources financières modestes.

II. La région entre mondialisation et développement durable.
A. Les régions face à la mondialisation.
La mondialisation est à la foi une menace et une opportunité pour les régions. Les régions enclavées, ou dotées d’activités peu compétitives (Limousin, Auvergne) sont défavorisées. A l’inverse, l’Ile-de-France et Rhône-Alpes tirent profit de leur poids économique.
La mondialisation impose un changement de stratégie en matière d’aménagement.
o L’État a renoncé à sa politique de rééquilibrage du territoire national des années 1960.
o Il encourage désormais les régions les plus performantes à poursuivre leur développement dans par exemple les secteurs des hautes technologies (Rhône Alpes, Alsace…).

B. Le développement durable est un moyen de promotion du territoire régional.
Les régions doivent favoriser la compétitivité et l’attractivité des territoires, la protection de l’environnement et la cohésion sociale et territoriale.
Les zones en déprise industrielle ou agricole sont incitées à faire valoir leurs atouts.
Des parcs naturels régionaux voire nationaux et différentes formes de tourisme vert sont le moyen de lutter contre le déclin des campagnes Exemples : parc régional du Morvan en Bourgogne, futur parc national Bourgogne-Champagne…


III- Des réalités régionales contrastées :
A. D’importants contrastes de richesses.
L’Ile-de-France est la région française la plus riche (pib = celui des Pays-Bas) : environ 12 millions d’habitants, une concentration exceptionnelle de sièges sociaux, plus du 1/4 de la richesse nationale.
Trois régions réalisent, un autre ¼ du PIB total du pays : Rhône-Alpes (Lyon), Provence-Alpes-Côte d’Azur (Marseille) et le Nord-Pas-de-Calais (Lille). Ces régions renforcent leur attractivité (aéroports internationaux, centres de congrès, pôles scientifiques), mais souffrent cependant de moyens limités, par rapport à d’autres grandes régions européennes concurrentes.
Les autres régions sont moins puissantes. Certaines souffrent de graves handicaps. Exemples : le Limousin (région enclavée), la Corse (région isolée), la Picardie (trop proche de l’Ile de France)…

B. Des écarts qui s’estompent dans certains domaines mais s’accroissent dans d’autres.
Les régions peu actives bénéficient de transferts :
o Touristes et retraités dépensent dans des régions à fort potentiel touristique les revenus gagnés ailleurs). Exemples : Languedoc-Roussillon, Bretagne, Midi-Pyrénées).
o la mobilité accrue des populations permet à de nombreux actifs d’exercer leur profession dans une région tout en résidant et consommant dans une autre. Exemple : 70 000 personnes se déplacent quasi-quotidiennement entre leurs régions de résidence et la région parisienne où elles travaillent.
o les régions considérée par l’UE comme ultrapériphériques reçoivent des aides spéciales. (Régions d’Outre-mer (ROM)). La Guyane, la Guadeloupe et les îles de la Martinique et de la Réunion cumulent des handicaps (situation géographique éloignée, structure économique héritée du passé colonial, exposition à des risques naturels récurrents).
Cependant, creusement des inégalités
o Poches de pauvreté et d’exclusion dans les zones urbaines et périurbaines.
o Ségrégation spatiale : Les populations les plus aisées cherchent à s’en éloignerétalement urbain, prolifération des résidences fermées et des comportements de type NIMBY.
o Désertification des régions les moins peuplées (Limousin, Corse) qui n’ont pas accès à tous les services indispensables (médecins, hôpitaux).
Problèmes environnementaux :
o pollution atmosphérique (PACA en raison de l’importante circulation automobile).
o Séquelles de la première industrialisation (Nord-Pas-de-Calais ou Lorraine).

o Pollution des nappes phréatiques et des littoraux (algues vertes) par l’agriculture intensive (Bretagne).

mardi 12 janvier 2016

UN TERRITOIRE SOUS INFLUENCE URBAINE

La France est un pays qui compte environ 65 millions d’habitants avec ses DROM ou départements et régions d’Outre-mer .Son taux d’urbanisation , ou pourcentage de citadins par rapport à l’ensemble de la pop , varie selon les critères utilisés .Il s’élève à 77 % si l’on retient comme urbaine toute pop vivant dans un ensemble ayant au minimum 2000 personnes , seuil à partir duquel commence en France une ville . Il est de l’ordre de 82 % si l’on ajoute à cette pop les communes rurales vivant dans l’aire d’influence d’une ville avec laquelle elles entretiennent des relations suivies en matière d’emploi .Il atteint même 90% selon un autre calcul .
Comment la croissance urbaine transforme-t-elle le territoire de la France ?
I/ LA FRANCE, UN TERRITOIRE URBANISÉ
A) Sa situation
• le territoire métropolitain
A l’échelle du monde, la France est un finisterre (c’est le bout du continent eurasiatique). Mais à l’échelle de l’Europe, elle est en situation de carrefour entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud, et elle a l’avantage de posséder 3 façades maritimes. La France d’outre-mer comprend 5 départements (DROM) situés à plusieurs milliers de km de la métropole. La France est aussi riche de 12 COM. Ces territoires permettent à la France d’être présente un peu partout dans le monde et lui donne une très grande ZEE (la 2e au monde).
B) Richesses et contraintes
• ses richesses
La France possède une grande variété de milieux bioclimatiques (et donc de paysages) que n’ont pas les autres pays européens, ce qui constitue un atout pour l’agriculture et le tourisme. Les montagnes, qui ont longtemps été des espaces difficiles (froid, neige, difficulté de circulation) sont devenues des atouts pour le tourisme (espaces récréatifs). Le sous-sol est pauvre en ressources, mais le territoire a un bon potentiel pour les énergies renouvelables (hydroélectricité, bois-énergie, éolien, y compris off shore).
• ses contraintes
La métropole est peu soumise aux risques naturels, mais ce risque augmente avec l’artificialisation des terres (en particulier les inondations). Les risques sont par contreimportants dans les DROM (volcanisme, ouragans).
II- LA POPULATION DE LA FRANCE
Comment la population française est-elle distribuée ? Comment évolue-t-elle ? Comment évolue la répartition de la population ?
A) Les caractéristiques de la population française
La France compte 66,1 millions d’hab, dont 63,5 en métropole. La densité de population est moyenne (115 hab/km2). La population se concentre dans les métropoles, dans les grandes vallées, sur les littoraux et dans certaines régions frontalières. Près de 80 % des Français (+ de 50 millions d’hab.) vivent dans des aires urbaines soit 40% du territoire.

L’étalement des aires urbaines : l’exemple de l’aire urbaine parisienne
Ville centre
Le mot « ville » représente de façon imparfaite le phénomène urbain et sa croissance aujourd’hui. L’INSEE (un institut de statistiques) a mis au point de nouveaux outils : « aires urbaines », « pôles urbains », etc.
Pôle urbain (agglomération) : ensemble composé d’une ville et de ses banlieues avec au moins 5 000 emplois.
Aire urbaine : ensemble formé par un pôle urbain et sa couronne périurbaine (communes rurales ou urbaines dont 40 % de la population au moins travaille dans le reste de l’aire urbaine).
Migrations pendulaires : déplacement quotidien entre le domicile et le lieu de travail grâce à la voiture et aux transports ferroviaires. Les nouveaux habitants ont un cadre de vie plus agréable (espaces verts…) et des coûts de logement moins élevés.
Ville centre : Ex. Paris
Banlieue : Ex Sarcelles
Couronne périurbaine : Ex. Bussy-Saint- Georges
On parle de périurbanisation : mouvement qui a conduit, à partir des années 1970, de plus en plus de citadins à s’installer dans l’espace rural au-delà de la banlieue, bien que continuant de travailler dans la ville-centre.
B)L’évolution de la population
La population française continue d’augmenter doucement :
- car son indice de fécondité est l’un des plus élevé d’Europe (2,01 enfants par femme),
- car la France est un pays d’immigration (5,3 millions d’immigrés, mais 4/10 sont devenus Français par naturalisation).
C)L’évolution de la répartition
La répartition de la population évolue car ils y a des migrations intérieures : on quitte le Nord-Est et le centre de la France pour s’intaller dans les métropoles et dans les régions du Sud et de l’Ouest. Ces espaces sont attractifs car ils offrent des emplois et un cadre de vie agréable. On parle d’héliotropisme et de métropolisation.